J’en vois pas mal qui causent dans leur blogs des méchants visiteurs médicaux. Qui disent que par principe ils refusent les visiteurs médicaux et les cadeaux de laboratoire, qui refusent systématiquement un stylo marqué d’un labo ou une réglette marqué d’un médicament…
Je connais le principe du médicament générique. Je sais qu’il y a des médicaments plus chers que d’autres. Et je sais que certains médecins préfèrent tel ou tel médicament.
Même si je ne suis pas abonnée (encore), je connais la revue PRESCRIRE, et oui, je sais qu’elle est bien, même si, à mon goût, parfois un peu indigeste, et qu’elle permet de faire la différence entre les médocs, de retrouver ce qui n’est pas dit (“on ne nous dit pas tout”), de faire la part des choses…
Mais si on est grands, et capables de faire la part des choses, quel mal y a-t-il à recevoir les visiteurs médicaux, et à s’informer auprès d’eux de nos possibilités de prescription, des nouveautés de tel ou tel médoc qu’on a l’habitude de prescrire et qu’on ne savait pas qu’ils avaient sorti une nouvelle spécialité ? Quel mal y a-t-il à accepter un buffet d’un laboratoire venu présenter un nouveau médoc ? Surtout qu’au contraire, je n’y vois que du bien : avant la présentation du médoc, on a souvent une petite remise au point sur la pathologie visée…
Alors je semble peut-être naïve (et au fil du temps, ceux qui me lisent finiront pas comprendre que je le suis effectivement et que j’aime l’être), mais je me crois assez éclairée par mes nombreuses années de médecine théorique qui ont au moins servi à ce que je sache comprendre ce qu’on me dit, dicerner le faux du vrai et aller rechercher les détails quand j’ai un doute. Si je sais faire une chose, c’est bien poser des questions, je ne suis pas une grande adoratrice du flou… Alors je n’ai rien contre les visiteurs médicaux, et je suis même plutôt contente (quand je ne suis pas vraiment débordée) de recevoir quelqu’un qui a fait du chemin rien que pour m’éclairer de sa lanterne.
Je n’ai jamais signé de contrat d’exclusivité pour un petit four, mais c’est pas pour ça que je me priverai des petits fours. Et je ne crois pas pour autant manger le petit four en toute hypocrisie, je le mange en recevant une info, dont je me servirai. Dans un sens ou dans l’autre.
Et je ne prescrirai jamais un médoc parce qu’on m’aura offert un macaron (que j’aime) alors que son concurrent m’aura filé un croissant (je déteste les viennoiseries).
Et je continuerai à user des quantités de stylos et à aimer les stylos colorés marqués au nom d’un médoc et qui ne font jamais publicité parce que mes patients ont autre chose en tête que de regarder mon stylo, et que moi, je me sers surtout de sa pointe et de son encre…
Un petit discours emprunt de naïveté, expliquant pourtant que je ne me sens pas assez naïve, justement, pour me faire embobiner, et que du coup je n’ai pas peur de prendre les infos partout où on veut bien me les donner…
Au début de l’article j’étais content de lire quelqu’un qui “défendait” les visiteurs médicaux plutôt que de les entasser, bien que je n’en connaisse aucun personnellement et que je n’ai aucune action dans un laboratoire.
En effet je n’aime pas trop certains de mes confrères qui refusent de voir les visiteurs médicaux, qui les dénigrent, et un jour on a la surprise de voir que parmi 100 visiteurs ils continuent d’en voir un, avec qui ils copinent plus que de raison parce que cette personne soutient (€) leur association, leur FMC, etc …
Mais on ne peut pas dire qu’on s’informe de façon éclairée, non biaisée par leur intermédiaire, c’est pas vrai.
C’est du commerce, et les visiteurs sont des commerciaux à qui on a appris par coeur un discours sur un produit pour dire qu’il était bien meilleur que le concurrent.
Parmi les visiteurs médicaux, il y en a des sympa même assez subtils, des cons qui même quand tu discutes sur les contradictions de leur produit te tiennent la jambe bêtement.
Au final les recevoir prend beaucoup de temps pour pas grand chose, et même si on est pas d’accord avec eux, le nom de leur médicament s’est imprimé dans ton cerveau que tu le veuilles ou non (principe de publicité).
Les visiteurs médicaux sont des êtres humains, avec leurs qualités/défauts mais dans une logique de marketing assez redoutable au service de grands groupes.
C’est vrai que j’apprécie les petits fours, les stylos, les soirées labo, c’est vrai que je pense que je garde mon libre arbitre. Cependant, ce que pratique le laboratoire est une sorte de publicité subliminale ayant pour objectif de renvoyer une image agréable du laboratoire. J’ai tendance à rapprocher cela de la pub actuelle d’Air France qui ne montre pas un avion mais propose un concept sur une symphonie de Mozart. Idem pour Nike ou adidas. En conséquence, j’ai l’impression que ces petits cadeaux sont surtout une méthode pour m’empêcher d’utiliser mon esprit critique vis à vis de leur produit.
C’est rafraîchissant de penser qu’on est libre de penser ce qu’on veut, que l’on est pas influencé…
C’est une vrai question philosophique (sans rire).
J’ai malheureusement perdu ma naïveté, et je reste persuadée que notre liberté n’existe que car nous en connaissons ses limites.
Je suis libre car je SAIS que je suis influencée (cf Sartre “Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande.)
Ne pas oublier que si parmi les synonymes de Naiveté il y a Ingénuité et Innocence, il y a surtout Crédulité…
… Et oui, on peut se laisser manipuler par un macaron, cela n’empeche pas de le manger, le tout c’est d’être conscient que par cet acte, tu ouvres la porte à la manipulation… Bon appétit!
Ce billet que tu postes est une porte ouverte à un vrai débat. Je ne suis pas de ton avis et si tu l’acceptes, voici une réponse immédiate à ton billet. Comme elle est un peu longue et pour éviter de flooder tes commentaires, je l’ai mise sous forme de billet sur mon blog : http://www.dzb17.fr/article-les-visiteurs-medicaux-le-pourquoi-du-pas-87021132.html
Je pensais comme toi aussi au début : attends je ne suis pas influencée, c’est pas parce qu’ils vont m’offrir un repas que je vais prescrire plus leur truc… et j’apprenais des trucs, des nouveaux médicaments, des nouvelles recos…
Et parfois c’est reposant entre deux consultations… et il y en a vraiment des très sympa; même une qui nous invitait au resto, elle parlait jamais de son produit, mais on rigolait bien…
Ben du coup quand j’avais le choix entre deux produits… ben j’avais tendance à prescrire le sien, puisqu’il marchait aussi bien que l’autre…
Pis je m’aperçois quand je dois prescrire un IEC, ou sirop, ou quoi que ce soit, à efficacité équivalente, je prend le premier nom qui me revient en tête… le dernier que j’ai entendu… ou le dernier que j’ai vu écrit inconsciemment…
Alors oui je ne me souviens absolument pas des noms de médocs qui sont sur mes stylos, et les labos qui ont leurs noms sur mes post its, je ne sais pas même quels médocs ils font… mais de là à dire que ça ne m’influence pas… je suis pas si sûre
Je rends à ton blog la réponse que tu m’as faite sur le mien suite à mon billet : ( pour rencentrer ici le débat)
Je savais quand j’ai posté mon article qu’il ferait réagir, et bien sûr que je suis ouverte aux discussions (sinon je garderais mon avis pour moi, d’ailleurs). Je suis un peu trop jeune pour avoir un avis hyper arrêtée, je ne suis encore qu’au 3ème semestre d’internat.
Je pense que je n’ai rencontré que des VM un peu au point sur leur topo, parce que je suis une grande gueule et mes questions, je les pose (sauf, je l’avoue, quand je me suis servi d’eux pour faire une pause et que je les écoutais sans beaucoup de lumière au fond de mes yeux, ça n’est pas arrivé souvent, mais j’avoue que c’est arrivé). Jusque là ils m’ont toujours éclairé.
Le médoc dont je me méfie, je vais voir ailleurs pour avoir d’autres infos (d’ailleurs, dès que j’ai assez de sous, je m’abonne à prescrire). Le médoc que je connais pas, idem. Le médoc que je connais déjà, je me mets au point sur les règles de prescription (c’est d’ailleurs une VM qui m’a appris, et j’ai été revoir l’information derrière parce que ça m’a surpris, que tous les IPP étaient plus efficaces prescrits le matin que le soir – renouvellement des pompes à protons pendant la nuit).
Je n’ai pas dit que les VM étaient suffisants pour le FMC, mais ils y contribuent un peu, pour peu qu’on ait assez de discernement pour aller piocher les infos derrière.
Et OUI, entre 2 médocs d’efficacité identique, sauf différence de prix (j’avoue que je n’ai pas appris tout le vidal du prix par coeur), je prescris celui que je connais, et qui m’aura probablement été présenté par un VM. Sachant pertinemment que, si j’ai oublié la DCI parce qu’elle est terribelement longue (SPASFON, je prescris pas PHLOROGLUCINOL), le pharmacien est derrière moi pour proposer le générique au patient (ou alors je note “substituable par le générique”, mais pas toujours)…
C’est vraiment très mal, si l’efficacité et le prix sont équivalents ? (oui ça engraisse le labo en question. mais si ça ne fait de mal ni à nous même ni au patient, ben je m’en lave les mains…)
Ensuite je vais te raconter une anecdote.
J’étais IMG, en stage prat chez un vieux généraliste en retraite aujourd’hui? Il avait des habitudes de prescription et notamment des lors qu’on avait affaire à un simple virose ave un peu de toux le traitement était Clamoxyl, Polery, Pivalone Thiovalone, Doliprane, Advil. Il tenait à ce que je respecte cette ordonnance type (notamment parce que c’était dans un fichier work sur son ordinateur).
Je me rappelle qu’un jour j’ai reçu une visiteuse médicale. Elle était là pour Pneumorel sirop. C’était le début de la saison des épidémies et je ne l’avais écoutée que du bout de l’oreille et elle était partie. J’ai jamais prescrit Pneumorel avant et je ne le connaissais pas. Quelques jours plus tard je me suis rendu compte qu’il sortait tout seul sur certaines ordonnances je j’écrivais machinal sous la dictée de mon maitre de stage qui m’enjoignait de prescrire un sirop.
C’est un petit exemple mais un exemple simple qui montre l’inception mise en place par le marketing.
Oui, parce que le pneumorel, tu t’en fichais… Tu ne t’es pas servie de la visite de la VM pour aller faire des recherches dessus et t’y connaître un peu plus sur les sirops contre la toux (d’ailleurs je vais profiter de cette conversation pour le faire, je n’y connais rien dans ce domaine)…
J’aime les VM parce que justement, ils pointent du doigt ce que je connais ou pas. Je connais ? Tant mieux, je pose toutes mes questions et s’ils savent répondre, encore plus tant meux, et je me mets à jour. Je connais pas ? Tant mieux, j’écoute ce qu’ils disent et je revois le chapitre le soir même.
Je n’ai plus de cours à réviser, plus d’examens, je dois me maintenir à jour mais honnêtement, sortie de la menace de l’ECN, je le fais pas régulièrement parce que pas l’envie. Et quand je le fais, je sais pas par où commencer. Alors la tentation est forte de revoir des trucs déjà assez connus, dans ma tête, pas ceux qui sont tellement obscurs que je n’y pense même pas.
L’autre jour une VM est venue, UVEDOSE ADEK et UVEDOSE D, et autre chose mais c surtout ça qui m’a marqué. Le fait est que je suis paumée dans les vitamines complémentaires des nouveaux-nés. Je lui ai posé mes questions, elle y a répondu, et m’a aussi donné des articles à lire et des fascicules d’un bouquin de pédiatrie sur ce chapitre. Youpi, je m’y connais mieux en vitamines néonatales.
Et finalement, que je prescrive UVEDOSE ou non n’est pas ce qui compte dans cette histoire, ce qui compte c’est que je prescrirai les bonnes vitamines aux bons bébés, non ?
En apparence ça paraît très altruiste pour que tu deviennes un “meilleur” médecin que le VM te file de la doc. Sauf que c’est toujours intéréssé pour que tu prescrives son produit et pas un autre.
Tant que ça soigne correctement les gens, ça va, mais les récentes affaires ont prouvé que pour accroître les gains, certains labos étaient prêts à shunter des phases de sécurité
Quand j’étais à mon 1er semestre, on y connaissait rien en entorses, fractures et compagnie, et un labo que je ne citerai pas, nous a distribué “généreusement” un guide de traumato. Le pire c’est qu’il était très bien fait.
MAIS, il y avait une énorme pub pour une HBPM, qui est devenue la seule quasiment prescrite dans cette indication, et pas parce qu’elle était plus efficace que les autres. Résultat tout le monde ne prescrivait que ça sans se demander si c’était si bien que ça. On avait pas le temps à l’époque ni l’envie de réfléchir à tous ces éléments. Tout ça on y pense plus tard, sur le coup on pense qu’on est pas débiles puisqu’on est dans des études supérieures et qu’on sait faire la part des choses.
C’est une forme de manipulation. Lis le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, c’est surprenant et instructif des manoeuvres de manipulation psychologique au quotidien et surtout très utilisées dans le marketing.
Tu es donc au courant de 23 malaises graves chez les nourrissons sous UVESTEROL D et UVESTEROL ADEC ( Uvestérol° : malaises graves chez des nourrissons Rev Prescrire 2011 ; 31 (331) : 349) alors que ce n’est pas le cas pour les autres specialités de vitamine D destinées aux nourrissons.
Je ne doute pas que le labo t’a informé de cela…
Perso pour l’instant je prescris l’autre marque…
Comme on dit sur twitter #JDCJDR
J’ai mis perso quelques année avant de ne plus recevoir les VM. Mes collègues en voyaient on se faisait de bouffes ça avait l’air sympa et je me croyais capable de ne pas les suivre si je n’y croyais pas. Et puis ne pas les recevoir me laissait un petit fond de culpabilité- les pauv’- faut -bien -qu’y -bossent-aussi…Ensuite j’ai eu la période un peu sadique, quand j’ai commencé à avoir des internes et après ma formation à la lecture critique ” tu vas voir coco comme c’est rigolo quand on creuse un peu sur leurs beaux visuels à quels point ils ne sortent que des conneries et qu’il s ne savent même pas de quoi ils parlent ” :pas sympa pour le VM et pas formateur pour l’interne et du temps perdu.
Alors j’ai arrêté, et je parraine les internes pour les abonner à Prescrire; depuis j’ai pas mal lu et il semble bien qu’il ait été prouvé que si ton œil enregistre une marque jour après jour sur ton joli calendrier/ordonnancier/stylo/tapis de souris, tu finis par la prescrire , et plus que les autres de la même classe thérap. Et qu’après un passage de VM les prescriptions augmentent dans le secteur: d’ailleurs c’est fait pour!
Leurs infos sont biaisées parce que leur but c’est vendre pas soigner ( voir le post d’avant sur les risque de l’uvestérol qu’on t’a probablement gentiment caché pour ne pas t’effrayer). Un de mes beau frères médecin a été médecin-produit qq années dans un des grands labos pour un IRS et un ATB très très prescrits: il a fini par laisser tomber en ayant marre qu’on lui donne des stratégies pour vendre du médoc comme de la lessive ou du yaourt a la fraise.
C’est pas pour rien qu’il y a des medoc quasi gratos a l’hosto: c’est là que sont formés les IMG qui n’auront que 6 mois au pire et 1 ans au mieux pour se déformer des habitudes hospitalières: je n’ai pas encore vu d’IMG arriver dans mon cabinet prescrire autre chose que l’esomeprazole comme IPP par exemple…
Au bout du compte tu te feras ton idée, mais j’espère que lors de ton stage ambulatoire tu aura un MdS qui ne reçois pas de labo
Pour finir la DCI te permet d’être un peu plus sure de prescrire dans l’intérêt du patient plus que dans celui du labo…
Amicalement
LBV
Je prescris du mopral, c’est moins cher. Mais effectivement, c’est l’inexium qui m’a été présenté par le VM, comme quoi on peut écouter sans dire amen. Et je prescris le mopral le matin, parce que le VM m’avait indiqué une info que je ne connaissais pas du tout, comme quoi les pompes à protons se renouvellent la nuit et qu’on prescris trop souvent à tort les IPP le soir au coucher. Vaut mieux un gaviscon le soir plutôt qu’un mopral, dont l’action serait alors écourtée…
Et non, je ne connaissais pas ces infos sur l’UVEDOSE. J’ai en effet plus écouté les généralités sur les compléments vitamines aux tout-petits que la marque, mais vous avez raison, comme pour le coup (on peut pas être parfaite, je ne le fais pas à tous les coups) je n’ai pas été rechercher l’info sur le produit parce que ce n’était pas ce qui m’intéressait, et comme j’ai retenu le nom, au moment de prescrire, j’aurais probablement été avec l’UVEDOSE.
Moralité : je crois que je vais continuer à recevoir les VM, en tous cas tant que je suis à l’hôpital, parce qu’ils rythment un peu mes révisions, mais je vais trouver des sous pour m’abonner à prescrire, ce que je veux faire depuis longtemps…
Et je prendrai les infos de cette source peu fiable ainsi que de cette source beaucoup plus fiable. La multiplication des infos ne peut quand même pas être un grand mal, si ? (je suis consciente de participer à ma manipulation, mais si j’en suis consciente, comme dit plus haut, et si je le fais de façon éclairée en vérifiant mes infos, et dans l’intérêt du patient, ça ira…
my 2 cents sur la visite médicale : http://goo.gl/r9BWc méfie toi maduixxa… il est encore temps de te protéger
et attention à ne pas confondre uvedose et uvesterol même si là c’est pas facile de prescrire en dci
J’avais le même avis que toi en m’installant. Je trouvais que les VM, c’était ma récréation du jour, 15 minutes où je n’avais pas à me concentrer pour faire un diagnostic, où on pouvait parler d’autre chose.
Puis 15 minutes, c’est devenu non négligeable dans mes journées, suffisamment pour ne plus les perdre avec Mme Rasilez qui me sortait ses études imbitables à chaque fois sans me laisser parler, ou avec Mme Helicidine qui me vendait le côté safe “dès la naissance” de sa bave d’escargot jusqu’à ce que ce soit interdit comme les autres chez le nourrisson.
C’est surtout après l’affaire du Mediator que je me suis questionné. Je ne me sens plus à l’aise avec la visite médicale. C’est le boulot de ces gens de t’apporter une information non objective pour te faire prescrire leurs boîtes en priorité. En me mettant à lire Prescrire, j’ai arrêter de donner du Nexen qui m’avait été vendu pour un AINS avec moins d’effets secondaires, du Lyrica annoncé comme la panacée pour les douleurs neuropathiques, alors qu’à l’usage, c’est surtout des effets secondaires à la clef.
Depuis janvier je ne les reçois plus, je boycotte le repas de choix des gardes sponsorisé par un labo pour les confrères, et je me sens plus libre avec ça.